Regarde où nous en sommes

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Regarde-nous, voilà où nous en sommes…
Vois comme tout peut sembler différent,
Et dans mes allures de gentilhomme,
Je m’égare, je m’isole et me sens si distant.Je rate les occasions que je ne sais saisir,
Moi, flatté dans tes attentions,
Toi, ennuyée de tes occupations,
Pourtant, je n’ai pas envie de fuir.

Tout ce que je vois venir vient.
Portée dans tes alcoolémies,
Bercée par tes lubies,
Je sais que tes lendemains seront chagrins.

Tu préfères voir un autre… Lui.
Tu danses, ivre dans ses bras,
Tu te saoules de tes ennuis
Qu’importe tu ne t’en souviendras pas.

Enivrée d’alcool et paroles,
Tu crées ton hyperbole,
Éblouie par ses pensées,
Tu le laisses te guider…

Ivre de passion,
Ivre de boisson,
Sens bouleversés,
Âme ravagée.

Devant moi, danseuse exotique,
Tu crées légèreté, égarement,
Dénuée de contrainte, tu deviens hypnotique
Au premier brigand.

Une voix résonne dans ma tête.
Tu me dis : « j’y vais, je me lance ? »
La tête dit oui et le corps non.
Tu ne parlais pas de moi, pardon.

Enivrant parfum que je capture,
Brouille ma sincérité,
Et mon cœur surmené de tes tendresses,
Ne peut t’empêcher
De t’enfoncer dans tes maladresses,
Qui créeront demain ta blessure.

Et dans tes licorneries, je sais quand bien même
Que toi, mystère, mon opium de Chine,
Qui m’aime en poison qui fascine,
M’enverra une missive avec un « je t’aime ».

Ton étreinte maladroite cache ton amour,
Un criant appel au secours.
Mais voudrais-tu vraiment de moi ?
Je suis un chien, un chat, Lucifer en émoi.

Ton corps frôlant le mien crée une frénésie.
Les substances qui altèrent les raisons,
Demain, repartiront,
La nuit aura été anesthésie.

Tous les verres dilués dans notre sang
Te font cacher la tête dans mon cou.
Et mes objections inoffensives
Te font croire que je suis sur la défensive.

Crois-moi jeune fille je n’ai pas peur
De répondre que j’ai mal à mon cœur.
Ta boutade silencieuse et ton baiser amer
Masquent la vérité d’un moment sincère.

Puis tu pars, silencieuse, le cœur lourd
Car au coin du chemin, tu recherches l’amour,
Fugace, jusqu’au lendemain,
Quand ton esprit redeviendra certain
De la transe que te maintenait en veille
Et dont un petit homme a dérangé le sommeil.

Et tu souhaiteras tout recommencer,
Dans mes bras rassurants comme mes baisers,
Jusqu’au prochain orage qui gronde,
Devant la glace tu te sentiras immonde.

Tu me regarderas comme les autres fois,
Douce, aimante en paix,
Avant de te voir repartir

Et au culminant de ta beauté
J’oserai peut-être te dire,
Dans un égoïsme justifié
Qu’ils ne sont pas seuls à te vouloir.

Car, je suis là avec tous les maux du poète,
Et la férocité de la bête en cage
Que l’amour a pris en otage.

©Eddine C

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