Mademoiselle C.

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Je voulais savoir si on pouvait l’aimer autant,
Elle, si elle pouvait être aimée autrement.Et moi, le petit chose, en diable déguisé,
Moi, poète, code impossible à déchiffrer,
Je sentais mon âme se diluer sous la sienne,
Je ressentais nos cœurs durcis par les coups de haine.

Intense révélation qui se faisait écho,
Ses yeux, éclats verts, entourés d’un halo,
Et qui foudroient l’intime conviction,
De ses terreurs passées dans ses addictions.

Cette femme est promesse, une voix qui hante,
Masquant sa détresse, occultant le passif,
Rai de lumière qui occis le nocif,
Mais déchaîne les enfers à qui l’épouvante.

Je suis le brouillard blanc qui danse sur la mer,
La douceur d’une vague qui s’arrime à ta hanche,
Le torrent qui glisse sur tes cascades amères,
Le soleil qui s’illumine quand tu te penches.

De colère en terreur, les bruits et les fureurs,
S’immiscent lentement et germent dans ton cœur,
Étouffent les sanglots de tes pensées,
Et transpercent une vie déracinée.

Mots simples, essentiels, agrippés d’espérance,
Qui vont du cœur au cœur, labyrinthe des sens,
Spectres quémandant choses à ressentir,
Pour savoir te chérir au lieu de te mentir.

Ton esprit se fracasse en mille questions,
Auxquelles une seule voix répond sans raison.
D’un revers nonchalant, je te prends sous mon aile,
Ingénue, douce enfant, pour te rendre la vie belle.

Parle-moi donc de cet impitoyable ennemi,
Qui avait pris ton cœur dans ce monde sans pitié,
T’avait-il donc promis des choses insensées ?
Ou des douleurs noyées dans un lac infini ?

Parle-moi des illusions qui se forgent,
Émotionnions bâclées qui raclent la gorge,
Du spleen de la raison dans lequel t’es plongée,
Des tempêtes intérieures qui te font t’envoler.

Une fois la nuit venue, je suis marchand de rêve,
Entre tes maints tourments, je te vendrai une trêve.
Je t’amène aux étoiles qui n’existent pas encore,
Je t’emmène dans un trip de l’âme et du corps.

Tes yeux me renverront un beau feu d’artifice,
Quand les miens brilleront de toute leur malice.

Un battement de toi suffit pour tout balayer,
Convictions, rancœurs, amours, amitiés.
Mon âme, ô mystère, est un opium de Chine,
Un philtre ensorcelant, un poison qui fascine.

Tes lèvres sont un bonbon, pastille sucrée poivrée,
Qui fond, léchée, sucée sous une langue enfiévrée.
Cette bouche, comme un fruit frais, pulpeux et velouté,
Est si bonne, si juteuse, quand elle est honorée.

Alors, ne pleure pas quand tu liras cette page,
Les mots du poète ne te prennent en otage.
Je te chuchoterai « Camille ne t’en fais pas »,
Avant que tu ne plonges, sereine, dans mes bras.

Quand tu repartiras, je fumerai la déprime,
Je te sentirai loin, même si t’es près de moi,
La normalité redeviendra ma rime,
J’ai besoin de ma dose… J’ai besoin de toi.

©Eddine C

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