Spleen de Paris

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Le temps a ses orages,
Ses soleils et ses gros nuages,

Au jour le jour
Il y a l’amour,

Et à la nuit,
De tristes vies,

Pas besoin d’aller sur les toits
De me perdre dans tes brouillards,
Ton spleen se voit sur tes trottoirs,
Je voudrais vivre avec toi.

Comme l’homme et la mer,
Luttant contre ses chimères,

L’écrivain dans ses brouillons,
Qui change le riche en haillons,

Et nous dans nos secrets intimes,
On oublie que l’on nous estime,

Pas besoin d’aller sur la lune
Pour me perdre dans son halo,
Ton spleen se voit comme ta fortune,
Fait-il mieux vivre dans un cachot ?

L’espoir n’a plus d’espoir,
L’angoisse l’emprisonne,

Dans ses sombres tiroirs,
J’entends le ciel qui tonne,

Et de fausses éruptions de joie
Cachent le terrible désarroi,

Pas besoin d’aller sous tes ponts,
Pour me perdre dans tes dessous,
Ton spleen est un tourbillon,
Ravageant sur son passage… Tout. 

©Eddine C

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