Elle t’aura

Quel est donc ce cauchemar dans lequel elle bascule ?
Quel est donc cet effroi qui veut la condamner ?
Quel est donc ce mal qui veut qu’elle recule ?
Crabe, soit maudit ! Elle va te damner !

Un jour, habillé en manteau de malade,
En son sein, tu plantas ton aiguillade
Créant la faiblesse et le grand désarroi
Lui hurlant de terreur : tu es à moi!

Essaie de l’abattre encore si tu l’oses !
Elle continuera sa vie en apothéose,
Car elle t’aura détruit. Oui, elle est trop tenace,
Pour que dans son corps elle t’y laisse la place.

A vouloir l’isoler de peur et de chagrin,
Pervers animal usant de tes travers,
A semer en son sein ton sinistre grain,
Prépares toi à prendre un sérieux revers.

De votre dernière bataille, elle en a la mémoire,
Mal évaporé dans son corps, délivrance
De toutes tes douleurs à coups de butoir,
A force de courage et de persévérance.

Combien de fois encore, moi je la verrai rire,
Faire son guignol ou faire sa mariole,
Car elle t’aura tué, sale bestiole
Et moi j’aurai écrit la dernière page de son livre.


©Eddine C

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