Le gentilhomme pas beau

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Je t’aime beaucoup,
C’est ostensible,
L’amour sensible
Me sort de partout.

Mes yeux noirs
Sont transparents,
Comme les sentiments
Que tu voudrais voir.

Tu vois deux flammes
Et tu t’imagines
Une p’tite biguine
Avec plaisir et charmes.

Est-ce ma faute si j’aime
Une femme qui ne m’aime pas ?
Le mal d’amour parsème
Des douleurs que je n’veux pas.

Il y a des instants
Magiques,
Dire je t’aime, c’est souvent
Tragique.

Et moi j’nage dans la tragédie :
Je vais me faire dramaturge,
Chaque fois qu’une fille me congédie
Pour des mots tendres, il faut qu’je purge.

Enfermé dans le mirador
D’un asile des fous de l’amour,
Puis lâché dans le corridor,
Moi la charogne, vous les vautours.

Alors vous sonnez l’hallali,
Une fausse larme sur la joue.
Mais je suis comme la vie
Qui sait se jouer de vous.

Je n’aurai pas de beaux yeux verts,
N’me ferai pas tailler dans le beau,
Pour vous, il y aura mes vers,
Et mon âme de gentilhomme pas beau. 


©Eddine C

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