Le réveil de l’amante

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L’amante se lève d’un soir tendrement fêté :
Une cigarette se consume dans le cendrier,
Et crache ses derniers relents avant de soupirer,
Lâchant sa fumée dans l’air d’un jour d’été.

Elle balance, insouciante, ses voluptés
Où, souvent, se sont posés mes baisers,
Où les parfums aiment à vivre ;
Elle balance, indolente, son corps de femme libre.

Ce matin, où se cache son appétit de vivre ?
Je me saoule de ses charmes si fragiles,
Ces appas fous dont les hommes s’enivrent.
Et que je reconnais en mon sens tactile?

Je cherchais son regard qui semblait oublieux :
Ses yeux répondaient, ses mots étaient ses yeux.
Puis, elle jeta un regard vers l’infini horizon,
Moi, m’en allant nourri de ses poisons…

 

 


©Eddine C

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