Errance d’enfance

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Me rappeler les jours de ma triste enfance,
Et croire que vivre une paisible existence,
Cachera mes colères, cachera mes souffrances,
Avoir à supporter le poids de ma naissance.

Douce enfance, tu n’étais que chagrin,
A vouloir m’éviter tous les matins,
Moi qui étais en âge de connaissance,
Je n’ai pu m’abreuver de ta divine essence.

Pourquoi n’as-tu donné à mon cœur novice,
L’amour auquel il pouvait prétendre ?
Tu devais être ma bienfaitrice,
Qu’est ce qui fut gai, qu’est ce qui fut tendre ?

En moi, dans mon âme enfantine,
Germaient des idées clandestines,
Que tu assassinais sans aucun remords,
Par douleurs vibrantes de l’âme et du corps.

A trop vouloir comprendre mon monde,
Fusaient tellement de questions vagabondes.
Il m’a fallu devoir trouver des réponses,
Effacer les cicatrices sur ma peau que je ponce.

Aujourd’hui encore tu me dois une danse,
Mais pour toi je n’aurai plus de tolérance,
Plus de peine quotidienne qui recommence,
A mes yeux tu resteras toujours vide de sens.


©Eddine C

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